Les enjeux d'une alimentation équilibrée
Adoptez une alimentation équilibrée pour maigrir mais aussi pour enrayer le vrai fléau des maladies cardio-vasculaires.
La connaissance actuelle en matière de nutrition est telle que nous sommes en mesure de connaître précisément les besoins de notre corps, chose impensable il y encore une centaine d'années. Les recherches épidémiologiques sont immanquablement dirigées vers notre alimentation, souvent déterminante pour notre état de santé physique et psychologique. Ajouté à cela l'hygiène de vie environnementale, c'est-à-dire la pollution, le stress, le tabagisme actif ou passif, en bref un tas d'autres facteurs susceptibles d'affaiblir notre état de santé.
BOULEVERSEMENTS DE L'ALIMENTATION
Les tendances alimentaires ont profondément changé de façon progressive et parfois sans que nous ne nous en apercevions. Nous mangeons trop de viande et pas assez de légumineuses et de céréales. Nos apports énergétiques sont trop élevés par rapport à nos besoins, ce qui implique des excès de poids.
Depuis la deuxième moitié du XIXème siècle, les maladies infectieuses transmises par l'eau et les aliments entretenues par l'insalubrité chutent tandis que surviennent les maladies chroniques, cancers et maladies cardio-vasculaires. Au progrès sanitaire vient s'associer un changement radical des habitudes alimentaires. Les deux grandes modifications sont la diminution de la consommation de glucides complexes et l'augmentation de la consommation de graisses animales. Ces changements se sont accompagnés d'une augmentation de la consommation de sel et de sucres rapides. Les peuples se sont sédentarisés et même si la ration calorique globale a peu varié, l'obésité s’est développée.
CONSEQUENCES SUR LA SANTE
En 1986, près de 200 000 décès en France étaient dus à des maladies cardio-vasculaires (35% des décès). Il s'agit là d'une véritable épidémie. Ces chiffres vont grimper en flèches dans les années à venir puisqu'en 1986, les décès concernaient des personnes nées dans les années 1930. La consommation de graisses animales et de sucres n'a fait qu'augmenter depuis. Un décès sur deux sera dû à un problème cardio-vasculaire d'ici quelques années.
PRISE DE CONSCIENCE
Ce que nous mangeons détermine ce que nous deviendrons. L’expression «être un bon vivant» est plutôt contradictoire puisque le «bon vivant» meurt plus tôt que les autres. Cela ne veut pas dire qu’il faille être triste quand vient l’heure du repas, bien au contraire. Le repas doit être un moment spécial de la journée. Nous devons avoir plaisir à manger en réunissant tous les ingrédients qui nous permettront d’allier goût, convivialité et santé.
Nous vivons une époque formidable de progrès et de communication. Nous sommes informés régulièrement des méfaits sur notre santé des excès en tout genre. Mais il faut aussi faire le tri dans tout ce qui nous est rapporté. Comment l’industrie de l’alimentation peut-elle augmenter des parts de marché ? Tout simplement en créant des marchés parallèles. Ainsi ont commencé à fleurir les marchés du manger-léger, manger-sain, manger-santé, manger-beauté et autres formules nous promettant d’être en meilleure santé et plus belle ou plus beau.
Nous trouvons tous les nutriments essentiels et indispensables à une bonne hygiène alimentaire dans une alimentation équilibrée et diversifiée (de tout un peu et un peu de tout). Cela ne passe pas par telle nouveauté ou tel gadget du moment. Les repas doivent être composés à l’aide d’aliments de base employés dans des proportions raisonnables. Il est possible de manger équilibré avec un sandwich, une quiche ou une pizza faits soi-même.
L’éducation alimentaire de chacun et de chacune est la seule alternative possible pour enrayer le taux grimpant des décès dus à un problème vasculaire. Et au delà de ces décès, améliorer notre état de santé de chaque jour. L’éducation permet de réconcilier chacun et chacune avec l’alimentation qui est souvent devenue un problème.
