Comment maigrir sans carences : pensez aux omégas dans votre régime
Trop souvent on a tendance à commencer un régime pour maigrir en enlevant toutes les matières grasses. Pourtant, certaines graisses ont un rôle indispensable pour le bon fonctionnement de l'organisme. On les appelle les acides gras essentiels avec parmi eux, la famille des omégas.
QU’EST-CE QUE LES OMEGAS ?
Les omégas sont des lipides c’est-à-dire des graisses, et sont regroupés dans la catégorie des acides gras insaturés. Les AG insaturés sont bons pour l’organisme contrairement aux saturés qui ont tendance à s’oxyder et à boucher les artères.
Les AG insaturés doivent leur appellation à leur composition chimique qui comporte des liaisons cassables. Il en résulte des morceaux d’acides gras qui vont entrer dans la composition de différentes substances.
QUELS ROLES ONT-ILS ET OU LES TROUVER ?
Selon leur composition, les omégas sont plus ou moins utiles à l’organisme.
Par exemple les omégas 6, apportés par l’alimentation en quantité suffisante, participent à la diminution du taux de cholestérol sanguin. Mais une alimentation trop riche en omégas 6 favoriserait la croissance de tumeurs. On les trouve dans l’huile de tournesol, de soja, ainsi que dans les germes de blé et de maïs.
Les omégas 3 sont très importants pour l’organisme et sont consommés en quantités insuffisantes par la population française. Le plus grand rôle des omégas 3 est l’effet protecteur du système cardio-vasculaire. Il a été démontré qu’une consommation suffisante en omégas 3 réduisait le risque d’infarctus du myocarde. Les huiles de colza, de noix et de soja en contiennent beaucoup (une cuillère à soupe par jour permet de répondre aux besoins) ainsi que les poissons gras.
Les acides gras oméga 3 et 6 sont indispensables, c’est à dire que nous ne savons pas les fabriquer. Ils doivent impérativement être apportés par l’alimentation de manière régulière et suffisante.
LE MAINTIENT DE L’EQUILIBRE
Consommés en excès, les omégas 6 peuvent limiter les effets bénéfiques des omégas 3.
Ainsi il faut maintenir un rapport entre omégas 3 et omégas 6, afin que l’utilisation soit optimale. La quantité d’omégas 6 doit être cinq fois supérieure à celle d'omégas 3. Les habitudes alimentaires de la population française montrent que ce rapport est de 10 au lieu de 5. L’une des causes est la consommation de produits transformés dont la composition inclue des huiles pouvant être chauffées. Les huiles riches en omégas 3 ne peuvent être chauffées.
Un bon équilibre entre les huiles = 2/3 huile d’olive, 1/3 huile de colza.
LE PARADOXE COMMERCIAL DES OMEGAS 9 DES PRODUITS ENRICHIS ?
On connaissait déjà les produits enrichis en omégas 3 et 6, voici que l’on trouve du beurre et d’autres produits dans lesquels on a ajouté des omégas 9 (acide oléique), autrement dit de l’huile d’olive. Le paradoxe est que les omégas 9 ne sont pas indispensables, car ils peuvent être synthétisés par l’organisme. Il s’agit pour les industriels, d’une molécule de plus à ajouter sur le paquet et dans les messages publicitaires, ce qui a un impact sur les ventes.
L’utilisation de produits enrichis en omégas 6 n’est pas très conseillée car cela peut accentuer l'écart entre omégas 3 et 6 déjà présent dans les habitudes alimentaires et limiter les bienfaits des omégas 3.
LES BONNES MESURES A PRENDRE
Limiter la consommation de beurre à 10 à 20g par jour.
Utiliser les huiles pour les cuissons, notamment l’huile d’olive.
Consommer régulièrement des crudités afin d’y inclure des huiles à froid comme l’huile de colza, riche en omégas 3.
Pas besoin de consommer des produits du commerce enrichis que l’on nous présente comme indispensables. Ils ne sont présents dans les rayons que pour doper d’avantage le marché parallèle à l’alimentation traditionnelle. L’offre crée la demande…
